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Ne faîtes pas aux truies ce que vous ne voulez pas qu’on vous fît.
Lépicurien vous a transportés à Rome en compagnie de Trimalcion. Si les Gaulois avaient un faible pour les sangliers, selon Astérix, les Romains préféraient le cochon. Et sur les tables les plus raffinées de Rome, un met de choix était régulièrement servi. C’est la vulve de truie farcie. Pline dans son Histoire Naturelle rapporte qu’il préfère celles prélevées sur des truies qui n’ont eu qu’une portée alors que d’autres les préfèrent lorsque la cochonne a mis bas plusieurs fois. Pour certains, seule une truie nullipare[1] peut donner du plaisir (si j’ose dire).

LE  BLOG D'OLIF

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Petit lexique de savoir-boire à l'usage des agueusiques, des geeks et des non-comprenants
Ce petit lexique de savoir boire est probablement aussi superflu qu'un dictionnaire destiné à l'élite et aux bien nantis.Mais il ravira sans aucun doute tous ceux qui ont perdu l'usage de leurs papilles ou de leur cerveau, ainsi que ceux qui suivent, de près ou de loin, les gesticulations du petit monde du vin sur l'internet. Les costumes sont en tweed et les décors sont de Roger Hart Desproges (les photos ont été prises lors de sa tournée d'adieu).

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Trois champions français de l’huile de noix récompensés au Concours général agricole 2012

Les noyers constituent le second verger de France après les pommiers Le palmarès du Concours général agricole livre ces jours ci,  ses dernières cuvées de produits médaillés. Entre tous les piments d’Espelette, les vins, les huiles d’olive, les vanilles, les cidres, les bières, les huîtres… que vous retrouverez cités sur le site du concours, je ne résiste pas à l’envie de mentionner les huiles de noix.

Noix et huile de noix du Périgord ont une appellation d'origine contrôlée 

Promue par David Servan Schreiber dans son livre Guérir.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:40

livre noir 1 [Résolution de l'écran]

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  livre noir 3 [Résolution de l'écran]

Notre agriculture coûte cher, le budget de la PAC atteint 57 milliards d'euros en 2010, soit 44 % du budget de l'Union ; elle est gourmande en pesticides, pollue nos cours d'eau, sacrifie les paysans et propose au consommateur des produits médiocres. Pendant deux ans, Isabelle Saporta a sillonné la France, frappé à la porte des agriculteurs, des éleveurs, des industriels et des ingénieurs agronomes." " La faute aux paysans ?" Non. "Isabelle Saporta verrait plutôt du côté des politiques et du productivisme à outrance. " En France, des petits agriculteurs ont relancé, ici, la culture du lin et du lupin, là, les vergers biologiques, créateurs d'emplois.      

  EXTRAITS  

cochon 3porc1Une vie de cochon. Trois mois, trois semaines et trois jours plus tard, les porcelets naissent. Tous le même jour ? Oui, par le miracle des injections d'œstrogènes. Ainsi que des piqûres d'ocytocine grâce auxquelles les contractions et les montées de lait se déclenchent comme par magie. Pour ne pas freiner la cadence, on leur donne une bonne dose de spasmolytique et de vasoconstricteur. Mais cela ne dispense pas de la fouille. Car, désormais, les portées comptent 18 à 19 porcelets. (...) Dix-neuf porcelets? Mais une truie n'a que dix tétines ! Bienheureusement, le génie génétique est passé par là, et la femelle en aligne fièrement entre 14 et 16... (...) Pour s'assurer que les précieuses tétines ne s'infectent pas, on donne préventivement aux truies une bonne dose d'antibiotiques et d'anti-inflammatoires. Pas de temps à perdre avec des mammites (inflammations des mamelles).

blé 3

Photo : aujardin.info

De l'azote pour faire du blé. Le blé meunier est rémunéré à sa teneur en protéines. Du coup, pour qu'il pousse vite et surtout pour qu'il soit bien chargé en protéines, les agriculteurs chargent la mule avec de l'azote (...). Problème : quand on répand trop d'azote au pied du plant de blé, il verse, tombe par terre, car la tige, trop haute, ne supporte pas la charge de grains, et la récolte en pâtit. Mais que faire alors ? Réduire les doses d'azote, peut-être ? Mauvaise idée : cela risquerait de diminuer les rendements et les teneurs en protéines. Heureusement, l'imagination fertile des fabricants de produits phytosanitaires a trouvé la solution. Les raccourcisseurs : des produits chimiques qui fonctionnent comme des hormones et rendent le plant de blé nain. En gros, on peut asperger le plant de blé d'azote puisque, grâce au miracle des raccourcisseurs, il ne grandira pas. 

tomate 1

La tomate de Kafka. Chaleur, humidité, pas assez de soleil, ça fait peu pousser les tomates à contre-saison et en Bretagne, mais ça fait également pousser les champignons... Pour pouvoir cultiver des tomates en hiver, sous des serres surchauffées, et éviter des champignons, on va gaver les plantes d'azote, qui pollue pourtant déjà largement nos nappes phréatiques. Bref, la solution vient de la super-tomate super-enrichie en vitamine C et en lycopène.

pomme de terre 4

pomme de terre3

Patate chimique. Pour maintenir le rendement, toutes les patates doivent être arrachées le même jour. La seule solution : l'herbicide. Même pour les Rolls des pommes de terre, les jolies primeurs. Pourquoi ? Le défanage chimique, on fait ça pour endurcir la peau de la pomme de terre primeur. Qui du coup va supporter d'être lavée. (...) On est donc obligé de défaner chimiquement les pommes de terre parce que le consommateur, notamment parisien, n'achètera pas de patates qui ne soient parfaitement lavées et rutilantes. Absurde. D'autant que la patate lavée se conserve bien moins longtemps que sa consœur terreuse.

poulet 1

poussins

 Si Candide voyageait sur nos terres, il serait saisi d'effroi. Il chercherait les champs aux couleurs bigarrées, fleuris de colza, sorgho et autres petits pois, les veaux, vaches, cochons qui s'ébrouent sur la paille et gambadent en plein air, les boulangers qui pétrissent le pain... Il aurait beau chercher, il ne trouverait pas. Car, dans le monde de l'élevage intensif, les porcs, gavés aux hormones et aux antibiotiques et confinés sur caillebotis, dépriment dans leurs déjections ; les tomates sous perfusion chimique transpirent, onze mois sur douze, dans des usines à gaz ; les pommes de terre industrielles, parfaitement calibrées et dopées aux anti-germinatifs, sont stockées dans des frigos énergivores ; les champs de maïs, arrosés aux aides européennes, à l'irrigation intensive et aux pesticides interdits, prolifèrent comme des champignons. La liste est longue, le constat édifiant

Isabelle Saporta

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commentaires

antony 07/03/2011 12:18


Quel plaisir ce bouquin!! je n'y pas découvert grand chose mais c'est toujours intéressant de lire ce genre de témoignage car on affûte ses arguments.
L'auteur nous propose un très bon livre sans concessions sur les dérives de l'agriculture intensive. Je dirai même un essai dérangeant pour une personne peu avertie qui cherche à prendre conscience
petit à petit de cette triste réalité mais un livre riche d'informations, synthétique qu'on prend plaisir à relire et notamment les passages qui nous donnent des arguments béton quand on discute
avec une personne peu convaincue ou de mauvaise foi ( Chouette il y en a encore beaucoup donc débat en perspective).
L'exemple de l'élevage industriel de porc est révélateur des errements dans lesquels se sont fourvoyés certains producteurs accompagnés dans leur délire irrationnel et mortifère par les
coopératives, certains syndicats agricoles et les pouvoirs publics.
Ce que l'on comprend dans ce livre c'est que cet élevage concentrationnaire ne tiendrait pas sans la fameuse « béquille médicamenteuse » en l'occurence les antibiotiques délivrés avec
complaisance par des vétérinaires peu regardants.
Isabelle Saporta dénonce l'absence d'éthique, de moralité dans ces élevages intensifs où on a dévitalisé l'être animal pour en faire du « minerai ».
Comment peut-on respecter l'être humain et la santé des consommateurs quand on respecte aussi peu l'être animal?
Comment avons nous peu laisser croitre un tel univers carcéral aux méthodes cruelles envers nos bêtes censées nous nourrir? Où est donc passé le bon sens paysan de jadis? Les paysans d'autrefois
doivent se retourner dans leurs tombes à la vue de ces camps de concentation animales que les générations suivantes de producteurs ont laissé prospérer sans se soucier un instant du bien-être
animal.
Les producteurs marchent sur la tête, ils se sont embarqués dans une spirale infernale ou l'éleveur d'autrefois  « faiseur de vie » ressemble de nos jours à « un sérial
killer » animal selon l'auteur car il est vrai que la rentabilité à outrance a occulté le bon sens paysan et a supprimé toute vie à ces êtres animaux et toute conscience morale à ces
producteurs qui en plus financièrement ne s'en sortent pas.


JACMETRON 07/03/2011 15:34



Merci beaucoup pour votre commentaire, ainsi que pour l'intérêt porté à mon blog. Faisons circuler et lire le livre d'Isabelle Saporta. Cordialement. Jacmetron


 



Bourgogne 21/02/2011 12:12


Encore un pavé dans la mare et c'est tant mieux. Il est temps que l'on dise la vérité des usines à viandes et à fruits et légumes gavés de denrées chimiques de synthése dangereuses pour
l'environnement mais aussi pour la santé des humains et surtout celle de nos enfants. Malheureusement, il n'y a que les consommateurs qui s'y intéressent mais se souviendront -ils de ce qu'ils ont
vu, entendu et lu au moment de glisser un bulletin de votes dans les urnes. Espérons que chacun prennent ses responsabilités et qu'un jour nos femmes et hommes politiques et démocrates entendront
ce qui ce dit dans les chaumières. Merci, de divulguer ses informations pour le commun des mortels que nous sommes.


JACMETRON 21/02/2011 17:57



Bonjour Monsieur Bourgogne,


Merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez à mon blog.


Entièrement de votre avis pour ce qui est de votre commentaire.


Sauf que je n’entends pas beaucoup d’homme où de femme politique parler de ce que chacun a dans son assiette tous les jours.


Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, merci de faire lire via mon blog à vos amis et connaissances ces extraits de ce livre et de leur dire de faire de même avec leurs amis


ainsi nous feront prendre conscience au plus grand nombre que les choses changeront si étant informés nous refuseront d’acheter toutes ces saloperies.


Bien cordialement


Jacmetron